un comportement décevant

Nicolas Guyonnet

— 

Avec ce succès non bonifié, les Montpelliérains sont quatrièmes de Top 14.
Avec ce succès non bonifié, les Montpelliérains sont quatrièmes de Top 14. —

Un avertissement sans frais. Samedi soir, les rugbymen montpelliérains ont touché du doigt leurs limites. Ils se sont fait surprendre par des Agenais qui se battent pour ne pas descendre en Pro D2.
Montpellier a gagné (25-24), mais pour les joueurs l'ambiance n'est pas à la fête. « ça remet les pendules à l'heure. Quand on ne joue pas collectivement et à 100 %, on s'aperçoit que finalement on est une petite équipe de milieu de tableau », concède l'ouvreur international François Trinh-Duc.
Les approximations et le relâchement des joueurs sur le terrain annoncent une semaine de travail difficile avant de se déplacer à La Rochelle le week-end prochain. D'autant qu'au classement les poursuivants reviennent sur le Montpelllier HR (4e).

« On n'a pas été combatifs »
« Il y a du boulot encore. Il faut se remettre en question et reprendre le travail efficacement très vite. A la maison, les approximations, ça marche, car on a plus de motivation. Mais à force, on risque de le payer cash », prévient Julien Tomas, auteur du seul essai montpelliérain. Ces quatre points de la victoire acquis dans la douleur, qui maintiennent l'équipe dans le quatuor de tête, ne sont pas suffisants pour donner pas le sourire au capitaine Fulgence Ouedraogo. « Je suis déçu de la prestation de l'équipe. On n'a pas été intelligents ni combatifs. On devait montrer un autre visage. On attendait une réaction après le match de Castres. On n'a pas été bons. On a déjoué avec un comportement inhabituel. » Hormis le match exploit contre Clermont, cela fait plusieurs matches que les Montpelliérains perdent en rigueur, baissent leur niveau défensif et manquent de combativité. « On n'est pas bons sur les basiques, l'envie et l'agressivité. Ensuite, sans cela on s'énerve, on commet des fautes, on est fébrile et on se relâche », analyse Fulgence Ouedraogo. Une prestation d'autant plus dure à encaisser que les Montpelliérains, même s'ils s'attendaient à un match piège, visaient le bonus offensif.

un public fort en sifflets

Les tribunes d'Yves du Manoir ont sifflé le MHR samedi. « C'est dur à encaisser. Dans les moments difficiles, il faut que tout le monde s'accroche et nous soutienne. Encore là on a gagné. Le public est habitué à de bonnes prestations, mais il y a des matchs pièges où on se fait accrocher. Il ne faut pas s'embourgeoiser. mais nous encourager », indique Julien Tomas.