« MARSEILLE-CASSIS, ÇA SE MéRITE »

RECUEILLI PAR ROMAIN CANUTI

— 

Les inscriptions pour l'édition 2011 de Marseille – Cassis, qui se tiendra le 30 octobre prochain, ont démarré depuis minuit. Un véritable sprint avant l'heure. Co-organisateur avec la mairie de Cassis, le président du SCO Sainte Marguerite s'explique.

Pourquoi avoir lancé les inscriptions à minuit sur internet ?
Il faut faire face à la demande, toujours plus forte. L'an dernier, on était complet en une seule journée. Cette fois, on va essayer de tenir une douzaine d'heures. Pour ceux qui doivent parer au plus pressé, ils peuvent toujours passer au siège de la SCO [1, boulevard de la Pugette 13009 Marseille].
Ce doit être un casse-tête

de refuser tant de personnes...
Je me dis que dans toutes les grandes courses c'est pareil. Et puis, c'est quand même une fierté de voir l'évolution de la course depuis 1979. C'est la quatrième année que nous avons le label d'argent, on est dans le Top 30 Mondial. Marseille-Cassis, ça se mérite. C'est un des plus beaux parcours du monde. Chez nous, on n'a pas les monuments comme à New York ou Paris, mais quand il fait beau, c'est exceptionnel. Je suis quand même triste pour les gens qui n'arrivent pas à s'inscrire. Mais si on limite le nombre de places, c'est pour des questions de sécurité. 15 000 coureurs, c'est 50 000 personnes à l'arrivée à Cassis. C'est une ville de 9 000 habitants, on est vraiment à saturation.
Avez-vous pensé

à faire des départs différés ?
Non. Un des principes de base, c'est de voir tout le monde courir ensemble. Toutes les classes sociales. Je rassure d'ailleurs les compétiteurs, l'attribution des dossards n'est pas liée à la rapidité de l'inscription. Cela se décide après, on favorise les gens qui ont déjà fait la course, suivant leurs performances. Mais même quand on part en queue de peloton, on arrive à la ligne d'arrivée au bout de cinq minutes. Ce n'est pas grand-chose. A New York aussi, tout le monde part au coup de pistolet. Et puis les gens viennent pour s'amuser. Il faut voir nos ravitaillements, c'est convivial. La priorité, c'est d'abord de sauvegarder l'esprit festif de la course.