Le souffle d'une légende

éric Dourel

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Il sera accompagné du quintet Boss Guero New Orleans Fiesta.
Il sera accompagné du quintet Boss Guero New Orleans Fiesta. —

Il est décrit comme l'icône chilienne du jazz parisien des années soixante-dix. Un clarinettiste fou, dompteur de saxophone alto, qui se distingue par sa technique, son swing et ses spectaculaires solos. Même s'il s'en défend, Alfredo Espinoza, est quelque part le Charlie Parker chilien. « J'ai toujours été très honoré d'être comparé à lui, mais j'ai toujours su que je n'allais jamais jouer comme lui, parce que c'est un génie », explique l'artiste.

Reclus pendant dix ans
A dix ans, Alfredo maîtrisait déjà l'harmonica, la guitare, la flûte. A la fin des années soixante, il fonde le Porteña Jazz Band, un orchestre de jazz mythique, file en Europe, enchaîne les concerts. Une ascension vertigineuse. Et puis plus rien. Dans les années quatre-vingt, il se retire dix ans dans les collines de Valparaiso. On le dit fou. « S'isoler du monde traditionnel, c'est une folie pour la plupart des gens. Pour moi, non », assure-t-il. Depuis 2000, il est de retour. Ce 4 mars, celui que ses amis décrivent comme « une comète tombée sur terre » se produira en concert à l'ABC, dans le cadre du prologue des 23e Rencontres des Cinémas d'Amérique Latine de Toulouse.

Documentaire

Le concert d'Alfredo Espinoza sera précédé d'un documentaire réalisé en 2009 par le Chilien Diego Pequeño, qui retrace le parcours atypique de ce clarinettiste d'envergure internationale.