Moriarty, sacrée famille

jérôme Pagalou

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Jimmy et la reprise d'Enjoy the silence ont fait connaître Moriarty.
Jimmy et la reprise d'Enjoy the silence ont fait connaître Moriarty. —

Qui sont donc ces six musiciens à l'univers si ­pla­nant ? S'ils ont tous gran­di en région parisienne, les Moriarty ont pour la plupart parents et influences outre-Atlantique.
« Après 300 concerts en deux ans, nous avons des liens si forts que nous sommes des frères et sœurs d'élection », nous confie le guitariste Arthur. Une famille totalement chamboulée par la rencontre avec « la petite cousine » Rosemary en 1999. Sa voix de velours métamorphose Jimmy d'une chanson rock en un hymne folk-blues.

Fantômes et bambara
Le tout lors de répétitions dans une cave à Paris sans fenêtre... et avec des fantômes ! « Personne n'a osé racheter cet endroit pendant sept ans et nous les avons apprivoisés », sourit Arthur, « excité » par l'absence de forme fixe dans ce groupe inclassable qui vient de créer son propre label. Plus de trois ans après un disque d'or, un nouvel album « plus possédé », The missing room, sortira le 26 avril. Moriarty a tenu à le jouer dans des petites salles avant même de l'enregistrer, alors que... 200 chansons sont en chantier. « Nous ne les commandons pas et ne nous fixons aucun interdit », insiste Arthur. Et surtout pas celui de jouer dans une chapelle ou de chanter en taïwanais et en bambara...

Pratique

Si la première date est déjà complète le 9 mars, il reste environ 250 places (27 €)pour le jeudi 10 mars (20 h 30) à l'Épicerie moderne (Feyzin). Celle-ci accueille aussi Efterklang + an Island ce jeudi (20 h 30).