un retour vers le futur attendu pour krissy badé

jeremy goujon

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Elle a connu la légendaire enceinte de la rue Papu, ainsi que l'ancien gymnase de Bréquigny. Dimanche après-midi (15 h), Krissy Badé va découvrir la salle Colette-Besson, l'antre de son premier club professionnel, l'Avenir Rennes (1998-1999). Au cours de la décennie écoulée, la Parisienne de naissance a pas mal roulé sa bosse, avec des passages à Villeneuve-d'Ascq, Montpellier, Mondeville, Valenciennes, sans oublier deux expériences à l'étranger (Italie, puis Espagne).
Cela étant, elle n'a jamais oublié son séjour dans la capitale bretonne. « Même s'il n'y avait pas de gros moyens [déjà], j'en garde un bon souvenir. J'étais très attachée à Fred Prud'homme. » La coach rennaise avait fait venir Badé, alors en formation à l'INSEP. « Elle me voulait absolument, car elle pensait que c'était le meilleur endroit pour continuer à faire mes gammes. » Malgré une relégation cette année-là, l'ailière s'y est « forgé » un caractère. « Ce n'était pas facile, surtout après le départ de Fred pour raisons de santé à mi-saison. Mais j'ai eu la chance de goûter à l'élite. » N'ayant plus revu depuis cinq ans, celle qui l'a lancée, Krissy Badé attend les retrouvailles avec impatience. « Ça va me faire plaisir de la revoir. Sans elle, je n'aurais pas eu une telle carrière. »
Une trajectoire qui à l'époque, aurait pu prendre une autre tournure. « Les États-Unis me tentaient beaucoup. J'étais assez pressée mais je manquais de conseils, car je n'avais pas d'agent. J'ai finalement choisi le meilleur projet qui se présentait à moi. » La belle aventure avec Villeneuve-d'Ascq pouvait commencer. Aujourd'hui, Krissy Badé n'a toujours pas perdu le Nord, puisqu'elle évolue à Arras (Ligue Féminine). Une équipe avec laquelle elle compte bien se qualifier pour les 8es de finale de la Coupe de France « Joe Jaunay », aux dépens de l'Avenir.