Le retrait des allocs officialisé

Ingrid Gallou

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Chatel est « favorable » à la mesure .
Chatel est « favorable » à la mesure . —

Dès aujourd'hui, quatre demi-journées d'absence mensuelles peuvent suffire à enclencher un processus de suspension des allocations touchées par les familles. Le décret d'application a été publié hier au Journal officiel. « Injuste et inefficace », la mesure faisait l'unanimité contre elle auprès des assoces de parents d'élèves, de lycéens et des syndicats d'enseignants. Pas auprès du ministre, Luc Chatel, qui s'y est déclaré « favorable ».

Au poids financier de la mesure s'ajoute la culpabilité des parents
Joint par 20 Minutes, Victor Colombani, président de l'Union nationale lycéenne (UNL), y voyait la mise en place d'« une société à deux vitesses, avec d'un côté une élite et de l'autre des élèves mis au ban ». « C'est mettre un peu plus les familles en difficulté », dénonçait Bernadette Groison, de la FSU. Car au poids financier risque de s'ajouter celui de la culpabilité de parents déjà démunis. « J'ai rarement vu des parents qui ne veulent pas que leurs enfants réussissent », assure de son côté Roland Hubert, du Snes-FSU. Sans compter, renchérit le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, que « c'est mettre beaucoup de pouvoir dans les mains d'un enfant ».