« Je vais aborder la rencontre comme un gamin de 20 ans »

Recueilli par jeremy goujon

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Jérôme Leroy n'en veut pas à Frédéric Antonetti de le laisser souvent sur le banc.
Jérôme Leroy n'en veut pas à Frédéric Antonetti de le laisser souvent sur le banc. —

Profitant des nombreuses absences au sein du groupe, Jérôme Leroy sera titulaire, demain soir (19 h), face à Valenciennes. En vieux briscard, il ne se lamente pas sur son sort.

Vu du banc, est-ce agréable de regarder jouer le Stade Rennais ?
Dernièrement, j'ai apprécié, sauf à Bordeaux. La mentalité française veut que l'équipe à domicile doit attaquer, et celle à l'extérieur doit défendre. Quand la première condition n'est pas remplie, ça donne un match frustrant.
Cela vous gêne de ne plus être

un titulaire à part entière ?
Non, car je suis là pour encadrer les jeunes, et répondre présent si on a besoin de moi. Samedi, je vais aborder la rencontre comme un gamin de 20 ans qui a tout à prouver. Je ne suis pas là à me dire : « Je ne suis plus titulaire, l'entraîneur ne comprend rien. » Ce serait me flinguer tout seul.
Pouvez-vous encore tenir

90 minutes ?
J'espère le démontrer contre Valenciennes. Peu importe le temps de jeu, je me dois d'être performant. Quand j'entre en cours de match, je dois apporter un truc, sinon c'est la fin. Dans ce cas, autant rester chez soi.
Il y a dix ans, vous auriez réagi

de la même façon ?
C'est un jeu entre l'entraîneur et le joueur. Dans ma carrière, je n'ai jamais voulu donner raison au coach. S'il ne voulait pas me faire jouer, je faisais tout pour lui prouver le contraire. Je sais que c'est chiant de ne jouer que quinze ou vingt minutes. Il faut alors mettre tous les atouts de son côté pour briguer autre chose.