Trois points sinon rien

Manuel Pavard

— 

L'heure est grave à Grenoble. Une place de lanterne rouge, à cinq points du dernier non-relégable, une élimination peu glorieuse en Coupe de France face à une équipe de CFA, une kyrielle de blessés (Paillot, Juan, Taïder, Tinhan, Bourabia, Tadic) et de suspendus (Marque, Johansen)… Tous les voyants sont au rouge au GF38, qui devra impérativement battre Dijon, ce soir, au stade des Alpes, pour continuer à rêver au maintien.

Attention à Ribas
Problème : les Dijonnais ne se présenteront pas en victimes expiatoires. Bien calés à la 8e place du classement, les hommes de Patrice Carteront restent sur deux victoires probantes, à Châteauroux (0-3) et face à Tours (3-2). Les Bourguignons possèdent surtout l'une des plus fines gâchettes du championnat, Sébastien Ribas, 2e buteur de Ligue 2 avec 9 buts, et un milieu de terrain solide articulé autour de l'ancien Sochalien Mickaël Isabey. « C'est une équipe compliquée à jouer, affirme Yvon Pouliquen, avec un secteur offensif très efficace. » En face, les Grenoblois se présenteront le moral en berne. « Ils sont touchés par l'élimination en Coupe, car ils avaient toutes les cartes en main mais ont manqué d'efficacité. C'est frustrant, on retombe à chaque fois dans nos travers. Les joueurs n'ont pas cette faculté à faire face aux difficultés. » Le moment est venu d'infirmer ces propos.

Un joker hivernal ?

Malgré l'arrivée de Namouchi, Yvon Pouliquen espère toujours recruter un joker lors du mercato. « Cela dépendra de nos moyens, on est un peu suspendu à la décision de la DNCG. »