Louis Nicollin condamné à deux mois de suspension avec sursis

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« Je vais essayer de faire gaffe aux mots que j'utilise », a concédé Louis Nicollin.
« Je vais essayer de faire gaffe aux mots que j'utilise », a concédé Louis Nicollin. —

C'était le grand jour, hier pour le président du Montpellier Hérault, Louis Nicollin. Il était convoqué devant le Conseil national de l'éthique (CNE), après ses déclarations du 20 novembre dernier, « je leur pisse à la raie » en réponse à ceux qui contestaient la place de leader de son équipe. Il a été sanctionné par deux mois de suspension avec sursis.
« Je me suis excusé. Je regrette d'avoir dit des mots désagréables à la commission [« C'est vraiment des gros clowns. Je les emmerde ces mecs-là ! »], alors que ce sont des gens qui font leur boulot. Il y a un bon président, mais ce n'est pas pour “lécher” que je dis ça », expliquait-il à la sortie de son audience qui a duré près d'une heure.

« Je vais essayer de faire gaffe »
Il reconnaissait à nos confrères de RMC: « Il faut que je fasse plus attention. Les gens de la commission ont essayé de me faire une leçon de morale que je ne voulais pas accepter. Finalement, je l'accepte parce que soit disant je représente quelques chose dans le foot français et que je n'ai pas à dire des mots comme ça. Mais bon, de par mon métier, on n'est pas des littéraires. Je vais essayer de faire gaffe au mot que j'utilise. Si je vais arrêter de parler ? Je ne sais pas. Je ne sais si ça vous manquerait. En tous cas, il n'y a personne qui a fait une pétition pour me faire taire. Si je suis suspendu ? Ben, il faudra trouver quelqu'un pour signer les chèques… ».
Avant son audience, Louis Nicollin avait déclaré : « Si la sanction n'est pas justifiée, je porterais plainte contre ces hautes gens. Ils vont avoir du mal à me convaincre. Je parle peut-être mal, mais je ne suis pas un con. Je suis peut-être même plus intelligent que toute cette bande d'oiseaux réunis. »