UNE DOUCEUR ANGEVINE POUR LA TA ?

Jeremy Goujon

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Le président (à gauche), espère revivre un grand moment avec ses joueurs.
Le président (à gauche), espère revivre un grand moment avec ses joueurs. —

Le jour de gloire est arrivé. Enfin presque. Demain (18 h 30), la TA Rennes (DH) reçoit Angers (Ligue 2), pour le compte du 8e tour de la Coupe de France. À pareille époque, l'an passé, l'équipe de Jacques Aubry ne s'était inclinée qu'en prolongation face au Stade Brestois (1-2), futur pensionnaire de l'élite. Sur le papier, le SCO d'Angers paraît moins fort, classement oblige (12e). Une bonne raison pour espérer davantage la qualification ? « Si on suit la logique sportive, Angers doit gagner, puisqu'il y a quatre divisions d'écart. Ce sont des joueurs professionnels, ayant des ambitions de montée en Ligue 1 », tient à rappeler le président rennais. Par conséquent, celui-ci ne veut pas pécher par suffisance. « Ce n'est pas parce qu'on a accroché Brest, qu'on doit tomber dans l'excès de confiance. »

Le souvenir du CPB Nord-Ouest
Sur quoi la TA Rennes peut-elle donc s'appuyer pour entrevoir le miracle ? « La cohésion du groupe. Les garçons vivent bien ensemble, et ont déjà vécu ce genre d'expérience. » D'un point de vue tactique, le scénario est prévu à l'avance. Il sera typique d'une telle confrontation entre David et Goliath. « Nous devons résister le plus longtemps possible, afin de ménager le suspense. » Un peu comme ce qu'avait fait le Cercle Paul-Bert Nord-Ouest, lors de la saison 1984-1985. L'ex-club mythique de la capitale bretonne, lui aussi en DH, s'était qualifié aux tirs au but contre les Angevins (alors en D2), après avoir tenu le 0-0. La majorité des joueurs rennais d'aujourd'hui n'était pas née. Qu'importe, ils sont prêts à faire répéter l'histoire. À condition de « partir dans le même état d'esprit » que leurs glorieux aînés.