petits règlements de compte entre amis

jeremy goujon

— 

Frédéric Antonetti n'a toujours pas digéré l'arbitrage pro-marseillais de mercredi soir.
Frédéric Antonetti n'a toujours pas digéré l'arbitrage pro-marseillais de mercredi soir. —

On ne le saura jamais. Si Kembo-Ekoko avait transformé le penalty contre l'OM, Frédéric Antonetti aurait-il fustigé la décision de Ruddy Buquet, mercredi soir ? Coupable, selon le coach rennais, de ne pas avoir expulsé le portier marseillais, l'homme en noir a créé la polémique dans les couloirs du Vélodrome. Avec un peu de recul, l'analyse du technicien corse, à propos de la faute sur Montaño, se veut toujours sans équivoque. « J'ai lu les déclarations de Deschamps. Pour lui, le ballon part en direction du poteau de corner. Mais pour moi, il y a but, après. Comment pouvez-vous m'expliquer qu'un gardien se fasse expulser ailleurs, et pas Mandanda ? »

Quand l'histoire se répète
Réclamant, le mois dernier, un arbitrage équitable, l'entraîneur du Stade Rennais a eu le sentiment d'être floué. Encore. « Je suis désolé de le constater, mais des équipes comme l'OM, Lyon, voire Bordeaux et Paris, ont trois ou quatre points en plus. Pourquoi ? Parce que ce sont des institutions. » Le délit d'avantager (ou pas) les gros clubs est l'une des plus vieilles rengaines du football. Une constante qui pose problème, selon Antonetti. « En Espagne, on ne parle pas de ça, car le Barça et le Real creusent d'importants écarts. Chez nous, le championnat est si serré que ça porte préjudice. » Et si jamais Rennes profite, un jour, des faveurs de l'arbitrage, on fait comment ? « Vous serez les premiers à me tomber dessus quand ça arrivera ! Je le sais, ça s'est déjà produit. » Cela dit, on peut toujours attendre. « Ça m'arrive une fois tous les cinq ans, de bénéficier d'une faute de l'arbitre », clame Antonetti. Le Stade Rennais n'est donc pas près de devenir une institution.