Ce son qui nous obsuède

oihana gabriel

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Puisque notre météo se rapproche des températures glaciales d'un hiver suédois, autant se réchauffer avec ce qui s'y fait de mieux côté sons. Le festival ÅÄÖ -O-AI-E pour les intimes – les 27e, 28e et 29e lettres de l'alphabet suédois – offre un panel de nouvelles voix. Entre les clinquants ancêtres Abba et les récents talents comme Loney Dear ou Lykke Li, aucun doute, cette nation nous réserve encore de belles rencontres.

Pop efficace avec Bye Bye Bicyle. Evidemment, ce soir il y a Nina Kinert, déjà invitée au festival l'an passé, et dont la voix féline a séduit bien des oreilles. Mais n'arrivez pas trop tard, car la belle sera introduite par un jeune groupe qui vaut le détour. Bye Bye Bicyle vient de sortir son premier album, Compass, à la pop raffinée. On voyage avec ces morceaux aux orchestrations travaillées et dont le saxo nous rappelle les années 1980.
Emoi avec Frida Hyvönen. Plus connue, Frida Hyvönen promet un show mémorable. Elle distille sa mélancolie touchante avec notamment Highway U2 ou My Cousin de son dernier né Silence is Wild. Aidée de quelques accords au piano, sa voix délicate porte ses mélodies magnifiques. On poursuit sur le chemin de l'émotion avec la folk sensible et la voix sensuelle de Nicolai Dunger.
Remuer sur la disco de The Concretes. Beats, rythmes balancés et voix torturée pour le retour de The Concretes en novembre dans les bacs avec WYWh (Wish you were here). Les huit membres du groupe indie pop se sont retrouvés pour changer de voie. Ce dernier opus les amène sur le champs d'une disco sombre. Qui a des chances de transformer la Flèche d'Or en dancefloor.