choc des extrêmes à Grenoble

Manuel Pavard

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L'enceinte grenobloise, sevrée de grosses affiches depuis la descente du GF38, n'a pas connu pareille affluence depuis de longs mois. Près de 20 000 spectateurs sont ainsi attendus au stade des Alpes, demain, pour y accueillir un invité de prestige : le Stade Toulousain, champion d'Europe en titre.
Une fois n'est pas coutume, le public n'encouragera pas l'équipe locale mais les cousins nord-isérois du CSBJ. Bourgoin a en effet choisi, pour la 3e année consécutive, de délocaliser un match phare dans le temple du foot grenoblois. Après le Stade Français en 2008 et Perpignan en 2009, voici donc Toulouse. Un choc des extrêmes entre le leader du Top 14, impressionnant contre Toulon samedi, et la lanterne rouge. Des Berjalliens qui jouent de malchance depuis le début de la saison. « Pour l'instant, on ne fait pas mentir les pronostics qui nous donnaient relégables, souligne l'entraîneur Eric Catinot, mais on n'est pas verni, entre les blessures à répétition, les départs, l'usure des cadres. »
Pourtant, Bourgoin vendra chèrement sa peau demain. « On est dans la peau du petit poucet. Toulouse, c'est la référence et on les prend au mauvais moment. Mais on n'a rien à perdre, ça reste un match de rugby, avec un ballon ovale, alors pourquoi ne pas créer l'exploit ? Et puis, le plus important, c'est de faire mieux qu'Agen et La Rochelle, qui sont nos vrais concurrents directs. »

délocalisation

« Jusqu'à l'an dernier, on craignait les délocalisations, affirme Eric Catinot, car on ne gagnait jamais et puis, on a battu Perpignan ici et Toulouse à Gerland. Maintenant, ça nous transcende ! »