Orphée tel un feu d'artifice

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L'un des couples de chorégraphes les plus réputés livre, avec cet Orphée, son ultime création. José Montalvo et Dominique Hervieu, directeurs du Théâtre national de Chaillot, prendront bientôt des chemins séparés. Un adieu, une tragédie mythologique, une production pharaonique : tout était réuni pour qu'Orphée soit une chorégraphie feu d'artifice. Et elle l'est. Sur les dix-sept artistes présents sur scène – danseurs, chanteurs, acrobates, etc. – on retient évidemment Orphée, incarné par un danseur de hip-hop unijambiste.
Derrière eux, les décors et écrans géants passent à la moulinette peintures et extraits de films ayant, de près ou de loin, un rapport avec Orphée. Parfois aggressive et désordonnée, toujours foisonnante, la chorégraphie se fait calme et sobre lors de la descente aux enfers d'Orphée à la recherche d'Eurydice, le plus beau moment du spectacle. Benjamin chapon