On s'arrache les bicyclettes

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A Bordeaux, peu de vols pour l'instant.
A Bordeaux, peu de vols pour l'instant. —

Petite dernière à avoir rejoint le club des villes « vélopartagées », Bordeaux est conquise. Un mois après l'arrivée des 1 200 VCub, le cap des 100 000 emprunts a été dépassé la semaine dernière et le nombre d'abonnés ne cesse d'augmenter. La plupart des 123 stations ont été installées à proximité des transports en commun. Pierre, 42 ans, a du coup abandonné sa voiture. Très peu de dégradations sont à signaler. Outre une surveillance policière autour des stations, Keolis, gestionnaire du réseau, a tiré les leçons de l'expérience de Rennes, où beaucoup de vols ont été commis. Deux attaches empêchent d'arracher le Vcub lorsqu'il est en stationnement, contre une seule dans la cité bretonne.
A Lyon, pionnier du vélo en libre-service il y a cinq ans, le système est victime de son succès. Confronté à près de 800 vols et dégradations par an, JCDecaux, l'exploitant, vient de mettre en service une génération de cycles moins lourds, plus robustes, avec moins d'électronique embarquée et un nouveau système antivol. Conséquence : le prix de la location a été multiplié par trois. Le Grand Lyon a également prévu d'installer des caméras pour surveiller les stations où les vélos sont le plus dégradés. À bordeaux, simon gleize
et à lyon, frédéric crouzet