Au Val d'Essonne, on ne paie que ses déchets

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Les poubelles de la communauté de communes sont équipées de codes-barres.
Les poubelles de la communauté de communes sont équipées de codes-barres. —

Un ramassage à la carte. C'est le système que va mettre en oeuvre la communauté de communes du Val d'Essonne (91) pour le ramassage de ses 40 000 bacs d'ordures ménagères. Aujourd'hui, la collecte est financée par la taxe d'enlèvement d'ordures ménagères, qui sera prochainement supprimée. Au 1er janvier 2011, et pour la première fois en Ile-de-France, les riverains seront facturés individuellement à chaque ramassage de poubelle. A cette fin, les bacs d'ordures recyclables et ménagères sont actuellement équipés de code-barres et de puces qui seront lues par les camions-bennes. « Il y aura un abonnement fixe et une part variable en fonction du nombre de levées », explique Morgane de Blangy, chargée du circuit des déchets à la communauté de communes, pour qui cette mesure permet d'« inciter au tri et à la diminution de la production de déchets, mais aussi d'avoir un contrôle direct sur sa facture ». « On verra si ça coûte moins cher à l'année », se méfie Denis-Pascal Trapy, un habitant de Mennecy, une des communes concernées.

Une cinquantaine de collectivités en France pratique déjà ce type de ramassage. C'est le cas de la communauté de communes Flandre Lys (59) qui l'utilise depuis quatre ans. Sur ce secteur, une famille de 3-4 personnes paye un abonnement de 58 euros par semestre, puis 1,85 euros par enlèvement de bac. « Environ 60 % des gens paient moins avec ce système qu'avec la taxe », note Maritie Bernasiak, membre des services de l'environnement de Flandre Lys. En outre, la facturation à la levée a permis de réduire le volume des déchets des 33 000 habitants de 12 600 tonnes en 2005 à environ 8 000 tonnes en 2008. Cette nouvelle organisation devrait coûter 130 000 euros hors taxes au Val d'Essonne, qui n'a pas encore fixé les barèmes de facturation. W

Anthony Nataf