Des logements relookés pour se faire désirer

Valérie Froger

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Bon, le marché de l'immobilier a de la reprise mais plus question

de vendre n'importe quoi.

Avec la crise, les appartements et les maisons doivent désormais séduire des acheteurs de plus en plus exigeants. La solution ? Le home staging, ou la mise en valeur d'un bien pour favoriser l'effet coup de coeur lors des visites. « Ce concept est né aux Etats-Unis en 1972, à partir de l'idée de Barbara Schwarz, qui a eu l'idée de mettre en scène une maison qui ne se vendait pas depuis plusieurs mois. Le bien, désencombré, rangé, nettoyé et réaménagé avec bon goût, s'est alors vendu en quelques jours », raconte Marlène ­Mar­cos, dirigeante d Option Déco, une agence de home staging à Toulouse.

Depuis l'été 2008, la formule est devenue tendance en France et a trouvé sa légitimité dans un marché fragilisé. Pour faire la différence, les agences immobilières et les particuliers sont ainsi de plus en plus nombreux à faire appel à un home stager . « La décoration est devenue un outil de marketing immobilier, explique Sylvie Aubin créatrice de l'agence En toute Sérénité et auteur du Livre du home staging. Les gens achètent de l'espace et de la luminosité. Il faut donc dépersonnaliser, nettoyer, moderniser le bien à vendre. L'idée n'est pas de faire des intérieurs de catalogue mais de permettre à tous les profils de visiteurs - jeune couple, retraités, familles, célibataires - de se projeter dedans. »

Bien qu'il n'existe pas de statistiques officielles, les résultats sont probants. Les biens « home stagés » se vendent dans les semaines suivantes leur relookage, souvent sans négociation. Le tout pour un budget, généralement compris entre 1,5 à 2 % du prix de vente. W