Obtenir un diplôme universitaire via la VAE

Delphine Bancaud

— 

Faire valoir son expérience professionnelle pour décrocher un diplôme sans avoir forcément à repasser par la case formation : tel est le principe de la validation des acquis de l'expérience (VAE). Ce dispositif actuellement sous-utilisé est pourtant une bonne manière d'ajouter une corde à son arc. Et ces dernières années, les universités ont fait de réels progrès dans l'accueil des candidats. Une raison de plus pour s'engager dans la démarche !

Tous les diplômes universitaires, hormis ceux concernant des formations dont l'accès est limité par un numerus clausus (comme médecine).

Il faut justifier d'une expérience salariée ou bénévole d'au moins trois ans dans le domaine du diplôme visé. Ensuite, le candidat doit déterminer le diplôme qu'il souhaite acquérir, puis s'inscrire au bureau Reva (reprise d'études et validation des acquis) de l'université après que ce dernier a déclaré la demande recevable.

Environ 1 000 euros, comprenant l'inscription et l'accompagnement du candidat (s'il souhaite être épaulé).

S'il est salarié, le candidat peut adresser sa demande de financement à l'organisme collecteur dont dépend son entreprise (les coordonnées lui seront données par le service des ressources humaines). S'il obtient gain de cause, il sera remboursé de tout ou partie de ses frais de VAE et continuera à percevoir son salaire. Autre possibilité : obtenir un financement de la démarche dans le cadre du DIF. Les demandeurs d'emploi peuvent quant à eux demander un financement de leur démarche par leur conseil régional ou auprès de Pôle emploi.

Le candidat constitue un dossier de demande de VAE dans lequel il décrit précisément les activités qu'il a exercées. Il doit aussi mettre en relation les compétences acquises avec celles requises pour obtenir le diplôme. Son dossier bouclé, il le présente devant un jury, composé de professionnels et d'enseignants, qui évalue son expérience au regard du contenu du diplôme visé. Le jury se prononcera ensuite pour une validation totale, partielle ou nulle de l'expérience du candidat et par conséquent sur l'attribution complète ou pas du diplôme.

La majorité des universités dispose de conseillers en validation, qui aident le candidat à formaliser son histoire professionnelle et à mieux cerner les attentes du jury, soit par des entretiens individuels, soit en groupes de travail. Ils peuvent aussi entraîner le candidat à prendre la parole en public.

Environ 50 % des candidats à un diplôme universitaire obtiennent une validation totale de leurs acquis et décrochent donc directement le fameux sésame. Les autres obtiennent une validation partielle de leurs acquis et doivent acquérir les compétences manquantes en suivant les préconisations du jury. Ce dernier peut leur demander par exemple de suivre certains enseignements dans un délai de cinq ans. W