«Mamie djihad» condamnée à dix ans de prison pour «association de malfaiteurs en vue d’actes terroristes»

PROCES Cette mère de djihadiste avait pleinement adhéré à l'idéologie islamiste...

D. D. avec AFP

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Illustration du palais de justice de Paris.
Illustration du palais de justice de Paris. — THOMAS SAMSON / AFP
  • Christine Rivière a rejoint son fils en Syrie à plusieurs reprises entre 2013 et 2014.
  • Convertie à l’islam, elle entretenait une «relation fusionnelle» avec son fils selon les enquêteurs.
  • Elle a été condamnée à dix ans de prison assortis d'une rétention de sûreté correspondant aux deux tiers de la peine 

Le parquet avait requis ce vendredi dix ans de prison assortis d’une période de sûreté des deux tiers, la peine maximale, contre Christine Rivière, surnommée « Mamie djihad ». C'est la peine finalement retenue à l'encontre de cette mère fusionnelle d’un jeune Français devenu « émir » dans les rangs des djihadistes, qui est allée le voir trois fois en Syrie en 2013 et 2014.

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Poursuivie pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes devant le tribunal correctionnel de Paris, cette mère de famille de 51 ans a, selon le ministère public, pleinement adhéré à l’idéologie fanatique de  l’organisation Etat islamique (EI).

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Elle a fourni à son fils subsides et femmes, et cherché à former avec lui, jusque dans le martyr, « un couple d’immortels ».