«Plus de débat, plus de promesse bidon, bref, le néant»

BLOGS Divers points de vue sur les résultats des législatives: votre réaction aux élections...

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Les blogueurs de 20minutes.fr/etvous s’en sont donnés à cœur joie. Hier soir déjà Christophe Carignano donnait son point de vue sur la vaguelette bleue: «Fillon 1 paie cash un défaut important dans la communication de ses futures mesures», écrivait-il. Et «Le Désert et l'oasis» relativisait l’importance des élections: «La révolte dans la rue a été plus efficace pour lutter contre certains projets de lois que les débats à l'Assemblée.»

Puis les blogueurs se sont déchaînés: Pour Serge Faubert, «il aura suffi d’une semaine pour que l’image se brouille, pour que la droite redevienne synonyme d’injustice sociale.» Selon Marec, il faut «regarder avec attention les reports de voix des électeurs qui s'étaient portés sur des candidats du Mouvement Démocrate au premier tour. Ils ont été plus favorables à la gauche ce dimanche. En tout état de cause, il ne s'agit vraisemblablement pas d'un vote d'adhésion aux thèses défendues par le parti socialiste... D'ailleurs, quelles sont-elles?»

Quant à Paul Moreira, il analyse la déconvenue de droite: «Il faut toujours se méfier du social. Pourtant le gouvernement était composé par un publicitaire magnifique : admirez la photo. L’abbé Pierre (numéro un dans le baromètre des Français) est mort mais son successeur, Martin Hirsh est là. Kouchner, lui aussi, chéri par l’opinion, et de gauche en plus, est là. Une beurette souriante, mignonne, à la Justice. Un grand ministère de l’écologie géré par un Juppé, cycliste tous les mercredis pour le conseil des ministres… Tout roulait. Sauf, le grain de sable, le retour du réel : la TVA sociale. Les Français, en tous cas les plus réveillés, le mot social, ils savent bien qu’il peut sentir mauvais. Vous connaissez : plan social?»

Banquise Tropical donne un nom nouveau à ce qui s'est passé, «la victoire du rejet sur le projet», et fidèle à lui-même, Kirsch interprète l’actualité avec humour en estimant que les électeurs vont au devant d'un traumatisme profond post-électoral: «D'après les premiers témoignages, il se caractérise par un sentiment douloureux de vide. Plus de débat, plus de promesse bidon, bref, le néant.» Guy Birenbaum, lui, s’en prend aux «pro du prono » « Il n'y a donc pas eu de vague bleue. Pas le moindre tsunami l'horizon. Et la plupart des commentateurs et sondeurs ne l'ont pas vue venir la non vague!»