« Sotchi m'a remotivée à continuer »

propos recueillis par Manuel Pavard

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Après deux saisons ratées (ici en 2011), Sandrine Aubert espère retrouver son ski de 2009-2010.
Après deux saisons ratées (ici en 2011), Sandrine Aubert espère retrouver son ski de 2009-2010. —

Il y a deux ans, elle était la reine du ski français. Sandrine Aubert sortait alors de deux superbes saisons (2009 et 2010), ponctuées de quatre victoires en Coupe du monde de slalom et de jolies 5e et 4e places au général. Malheureusement, la skieuse des 2-Alpes a connu depuis deux saisons blanches et enchaîné les galères, avec l'échec de sa structure privée puis le retour, il y a un an, en équipe de France. Confidences à deux jours du slalom de Levi.
Comment vous sentez-vous à l'aube de cette saison ?
Je me sens toujours en préparation et je n'ai pas trop de repères, notamment par rapport aux étrangères. Même si mes sensations reviennent petit à petit, techniquement mon niveau n'est pas formidable.
Quels sont vos objectifs, à Levi et en Coupe du monde ?
Je ne me fixe pas d'objectifs au niveau des résultats. Je veux surtout réussir mes courses et faire des manches pleines. Bien sûr, je songe au podium pour le futur mais ayant déjà connu la victoire, j'ai conscience du niveau à atteindre pour y arriver. Je sais que je n'y suis pas.
Quid des JO de Sotchi ?
C'est Sotchi qui m'a remotivée à continuer quand je doutais ; ça et le changement de marque de skis [elle est retournée chez Fischer]. Les JO sont encore loin, mais c'est pour ça que je m'entraîne tous les jours.
Pourquoi avoir créé votre structure et être revenue dans le giron fédéral ?
J'étais mal dans ma peau, car je ne me sentais pas bien dans la vie de groupe et dans le collectif. Après, pour ma structure, j'ai été confrontée à des problèmes que je ne connaissais pas, notamment de lourdes dépenses. Mais le retour dans quelque chose qu'on n'a pas aimé et qu'on n'aime toujours pas n'est pas très marrant.
Quand pensez-vous mettre un terme à votre carrière ?
Après Sotchi, j'arrête ! J'ai déjà un palmarès sympa, j'aimerais bien l'enrichir d'ici là. Pour ma reconversion, je suis étudiante en management du sport à Marseille et j'envisage de me rapprocher d'une grande organisation, type CIO ou CNOSF.