un mini-laboratoire toutes voiles dehors

— 

Le monocoque de Bernard Stamm.
Le monocoque de Bernard Stamm. —

Quand on interroge Bernard Stamm sur l'origine du Mini Lab, la réponse coule de source : « Il fallait profiter de mon passage dans des eaux où peu de gens vont ! » Ainsi le skipper du Cheminées Poujoulat, qui prendra le départ du Vendée Globe samedi, a-t-il décidé d'embarquer un mini-labo qui collectera des données sur l'eau de mer tout au long des 45 000 km de la course en solitaire.

Des données instructives

sur le changement climatique
Ce laboratoire, conçu pour ne pas freiner le bateau ou gêner le skipper, a été réalisé en collaboration avec l'Océanopolis de Brest. « Bernard est venu nous voir avec son idée d'embarquer des instruments pour améliorer la connaissance des océans, explique Céline Liret, directrice scientifique d'Océanopolis. Nous avons ensuite conçu le Mini Lab en fonction des besoins des chercheurs. » D'environ 7 kg, il effectuera des relevés d'eau sous la quille toutes les heures. Les capteurs mesureront alors la température, le pH, la conductivité et la turbidité de l'eau. « Ces données alimentent les modèles de prévisions sur le changement climatique », commente Céline Liret.
Seront aussi mesurées la production de plancton et l'acidification des eaux via le pCO2, une mesure de la capacité des océans à absorber le carbone de l'atmosphère. « L'intérêt des scientifiques est récent pour ce paramètre, mais il est important dans le cadre du changement climatique », poursuit la scientifique. Toutes les données collectées pendant la course seront ensuite mises à disposition de la communauté scientifique. Bernard Stamm peut être sûr que tous les chercheurs du monde croiseront les doigts pour qu'il aille le plus loin possible durant ce Vendée Globe.