Déjà crucial pour le MHSC

Jérôme Diesnis

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Younes Belhanda, agacé mercredi.
Younes Belhanda, agacé mercredi. —

Pendant une vingtaine de minutes, René Girard a pris la parole face à ses joueurs, ce jeudi. Dans l'algéco de Grammont, il leur a redit, presque mot pour mot, les phrases prononcées la veille devant les journalistes lors de la conférence de presse d'après-match. « On rencontre toujours les mêmes problèmes. J'attends d'eux de rigueur, détermination, concentration. Or, sur les deux buts, il n'y a rien de tout ça, pestait le coach mercredi soir. Son discours n'a pas changé le lendemain.. Il s ont donné le bâton pour se faire battre. Ce qui me gène vraiment, c'est que chacun a un peu fait son numéro. Aujourd'hui, fini les cadeaux. »
Le coach est furibard devant ce scénario récurrent depuis le début de la saison. Trop laxiste, trop faible mentalement, le champion de France a vécu mercredi le même scénario que face à Evian-TG quinze jours plus tôt. Battu (1-2) après avoir mené, donné le sentiment de maîtriser cette rencontre, d'avoir fait le plus dur en ouvrant le score. « On joue cinquante minutes, une heure, 1h10… Mais quand on comprendra que le match c'est 90 minutes voire un peu plus, on pourra gagner. Quand on se contente de ça, on ne peut que perdre les matchs », s'agace Younes Belhanda.
Quasiment éliminé de cette Ligue des champions, Montpellier doit absolument se recentrer sur la L1 où sa situation est indigne d'un champion de France (16e). La réception de Nice samedi (20 h) prend une importance cruciale. Une défaite pourrait déclencher l'énorme colère de Louis Nicollin, dont le silence actuel laisse augurer d'un gros avis de tempête en cas de nouveau revers sur cette pelouse où il avait construit son titre en 2011-2012 ; où il n'a toujours pas gagné cette saison. «. On avait déjà un coup sur la tête en championnat… La qualité est là, mais il faut grandir maintenant. Il va falloir se remobiliser », prévient Jamel Saihi. Il y a urgence.

Cadence infernale

Depuis le déplacement à Rennes (1-2, samedi), Montpellier est entré dans un tunnel de dix rencontres jusqu'au 24 novembre. Soit un match tous les trois jours et demi. Le prix à payer pour le champion engagé sur quatre tableaux.