karabatic et d'autres joueurs en garde à vue

julien laloye

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Nikola Karabatic, dimanche à Paris.
Nikola Karabatic, dimanche à Paris. —

Un instant, on a cru qu'il ne s'était rien passé. Que tout allait continuer comme avant : la foule de Coubertin venait d'acclamer les frères Karabatic et l'on s'apprêtait à vivre le nouveau choc de la D1. Une heure et demie et une parodie de match plus tard, le plus grand handballeur de l'histoire des Bleus quittait les lieux dans une voiture de police, interpellé comme d'autres Montpelliérains dans le cadre de l'affaire des paris suspects qui secoue le club depuis le milieu de la semaine dernière.
L'onde de choc est exceptionnelle et fait largement passer au second plan la situation sportive immédiate de Montpellier. Très marqué, l'entraîneur héraultais Patrice Canayer n'a pas caché qu'il s'attendait à « vivre des semaines très difficiles » après cinq jours qu'il a définis « comme les pires de sa carrière d'entraîneur ». Il a été le seul représentant du club à s'arrêter devant les médias après la rencontre largement perdue face à Paris (38-24). Le seul tout court à accepter d'évoquer l'affaire, puisque tous ont refusé de répondre aux questions sur le sujet, comme le président de la Ligne nationale de handball, Philippe Bernat-Salles, « dans le brouillard le plus complet ».
Le match ? Ridiculisés en seconde mi-temps par la magie d'Hansen (12 buts) et la défense sur Karabatic, les Montpelliérains n'avaient jamais eu l'air aussi perdus sur un terrain de D1. Logique, quand on apprend après-coup que certains d'entre eux allaient sans doute passer la nuit dans les locaux de la police.

Juste Une mi-temps

C'en est presque anecdotique, mais Montpellier a perdu très gros en championnat dans la salle de Paris. Malgré un Gajic au top (8 buts) , le champion de France n'a existé qu'une mi-temps (7-9), avant d'exploser en seconde période (38-24).