La défaite en chantant

Jérôme Diesnis

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Comme Garry Bocaly (face à Podolski), Montpellier a envoyé un signal fort.
Comme Garry Bocaly (face à Podolski), Montpellier a envoyé un signal fort. —

Drôle de paradoxe. Battus (1-2) par un Arsenal pragmatique pour leur entrée en Ligue des champions, sur leur pelouse, les Montpelliérains n'ont jamais semblé aussi heureux depuis le début de la saison... qu'après cette défaite. Et pas tant par soulagement d'avoir évité la rouste promise par diverses voix avant-match, que par la certitude d'avoir remis le doigt sur quelque chose qui les fuyait depuis le début de la saison.

« La première fois que je dis ça ! »
Montpellier a perdu, mais s'est rassuré. « Des contenus comme celui-ci vont changer pas mal de choses. On peut s'appuyer sur ce match pour avancer », résume l'attaquant Souleymane Camara. Mardi, le champion de France avait bien la tête de l'emploi. Dans le jeu, l'état d'esprit, l'intensité, il a retrouvé les arguments qui l'avaient perché en haut de la L1, en mai dernier. « C'est une défaite encourageante, c'est la première fois que je dis ça !, s'étonne le gardien Geoffrey Jourdren. Il n'y avait pas grand-chose en championnat. On recherchait un état d'esprit, la gnaque, on l'a retrouvée. » Reste une étape pour marquer ce renouveau : « confirmer au prochain match », prédit Mapou Yanga-Mbiwa. Dès vendredi contre Saint-Etienne...

Ils remettent ça

Pas le temps de souffler que le MHSC doit rechausser les crampons, ce vendredi face à St-Etienne. Quand Paris bénéficie d'un jour de repos en plus...