Twitter réactive un compte parodique de Nicolas Sarkozy

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Publié le 22 février 2012.

WEB - Après la polémique, le site de micro-blogging a remis en ligne le compte @_NicolasSarkozy, renommé «Nicolas Sarkozy Fake»...

Contre toute attente, Twitter a fait machine arrière. La semaine dernière, le site de micro-blogging avait suspendu cinq comptes parodiques ou critiques à l’égard de Nicolas Sarkozy. L’équipe Web du président-candidat a reconnu avoir fait la démarche, par le biais d’un formulaire en ligne, pour obtenir la fermeture de plusieurs comptes, en particulier @_NicolasSarkozy, pour usurpation de l’identité du président. Twitter avait alors fait savoir: «Nous avons reçu un rapport suivant lequel votre compte @_NicolasSarkozy commet une usurpation d'identité non parodique. Bien que Twitter croie fermement à la liberté d'expression, une imitation qui induit en erreur, prête à confusion ou trompe autrui est contre les règles de Twitter.»  Or comme l’a fait remarquer l’association de défense de la liberté d’expression Internet sans frontières, la dimension parodique était clairement expliquée sur le compte @_NicolasSarkozy.

Twitter a-t-il eu peur du mot «censure», qui fait le tour de la Toile depuis le début de la polémique dimanche? A-t-il pris en compte la remarque d’Internet sans frontières?  Car aujourd’hui, @_NicolasSarkozy fonctionne de nouveau. Avec une petite différence toutefois: le nom du compte a été renommé «Nicolas Sarkozy Fake». Une défaite pour l’équipe Web du président-candidat, même si quatre autres comptes parodiques restent à ce jour suspendus:  @mafranceforte, @fortefrance, @sarkozycaSuffit, et @sarkozycestfini.

Toutefois, Numérama précise que pour faire suspendre définitivement tous les comptes similaires, Nicolas Sarkozy pourra toujours faire exploiter la loi Loppsi, qui prévoit un délit d’usurpation d’identité puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. Le site spécialisé précise: «Ce délit, dont la constitutionnalité n’a pas été examinée, ne prévoit aucune exception de parodie, et pénalise tout ‘usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant d’identifier [un tiers] en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération.»

Anaëlle Grondin
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