Depuis que le Web, via le site d’infos Mediapart, a mis l’affaire Bettencourt sur la place publique, l’UMP n’aime plus trop les nouvelles technologies, sources de «rumeurs», de «calomnies» et utilisant des «méthodes fascistes». Pourtant, c’est aussi sur Internet que des groupes de soutien à Eric Woerth se sont formé depuis quelques jours.
Le blog «Woerth Bettencourt» par exemple propose simplement une pétition «contre la calomnie et les accusations sans preuve à l’encontre d’Eric Woerth». «Je refuse que la calomnie prenne le pouvoir dans ce pays, je souhaite que la justice soit seule considérée comme pouvant condamner quelqu’un», clame l’auteur de la pétition.
C’est d’ailleurs la même personne qui gère le compte Twitter «Non à la calomnie», qui suit d’un peu plus près l’affaire. L’UMP n’est pas en reste non plus avec, sur son site, une page spécialement consacrée à Eric Woerth. «Allégations répétées, contre-vérités martelées, manipulations orchestrées...», déplore le parti qui propose à ses membres d’écrire des messages de soutien au ministre du Travail.
De son côté, Liliane Bettencourt dispose elle aussi d’un compte Twitter mais, à la lecture de ses tweets très réguliers («Je me suis abonnée à Mediapart pour garder le contact avec mes employés de maison»), il est permis de douter de la véritable identité de son auteur.