Hunter Moore, roi du «revenge porn», dernière cible d'Anonymous

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Publié le 7 décembre 2012.

WEB - Il veut relancer un site pour envoyer des sexpics de ses ex...

Les sextapes et les sexpics, ça semble une bonne idée jusqu'au moment où votre cher(e) et tendre devient un(e) ex et décide de les partager avec le Web tout entier. En 2010, c'était le business d'Hunter Moore, l'homme le plus haï d'Internet. Avec isAnyoneUp, il s'était fait un paquet d'ennemis en 2010, publiant des photos compromettantes soumises par les internautes. Alors qu'il revient sur le devant de la scène avec un nouveau site, le collectif Anonymous a décidé de «ruiner» la vie du roi du «revenge porn».

«Ma vie est publique»

 

Cette semaine, Anonymous a piraté son site HunterMoore.tv, publié son adresse et d'autres informations personnelles. L'intéressé en redemande. «Ma vie est publique. Mon numéro de téléphone est sur Instagram. Je ne suis pas un pédophile qui se cache derrière un ordinateur. Ils me rendent encore plus célèbre. Le trafic vers mon site augmente, je vends davantage de t-shirts», explique-t-il à Forbes.

 

Moore a malgré tout effectué un rétropédalage sur le principe de son prochain site. Il avait expliqué à Salon qu'il publierait non seulement des photos embarrassantes mais également le profil Facebook et l’adresse de la personne. «J'étais ivre et sous cocaïne quand j'ai fait cette interview, je ne m'en souviens pas», dit-il. Il n'exclut toutefois pas de publier des informations nominatives, mais seulement pour ceux qui lui cherchant des ennuis. Et les criminels. Comme il troll beaucoup, dur de savoir ce qu'il compte vraiment faire.

 

Flou juridique

 

Qui lui envoie vraiment des photos, avec ou sans habits? Il jure que la moitié sont des autoportraits, surtout de filles, qui veulent de l'attention ou se lancer dans le monde du X. Sur son tumblr, il publie de nombreux clichés (NSFW) avec des «I <3 Hunter Moore» écrit sur des fesses ou des seins. Pour le reste, la revanche contre un ex reste sa source principale de contenus.

 

Tout cela est-il bien légal? Moore a eu des ennuis avec le FBI et avait fini par revendre isAnyoneUp à une association contre le harcèlement en ligne. Il jure qu'il retire toute photo illégale et qu'il est à l'abri de la justice par le contrat que signent les internautes, s'engageant à assumer toute responsabilité légale. Malgré tout, plusieurs membres du Congrès se sont alarmés de la tendance du «revenge porn» et appellent à légiférer. En attendant, Moore a passé le cap des 100.000 followers Twitter et affirme se faire payer plusieurs milliers de dollars pour animer des soirées ou jouer les agents de casting porno. La puissance du Web, c'est aussi ça.

 

P.B.
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