50.000 personnes à un anniversaire Facebook: «C'est la responsabilité des pouvoirs publics de contrôler ce qui va se passer»

10 contributions
Publié le 26 avril 2012.

RÉSEAUX SOCIAUX - La famille de Benjamin craint de ne pas être capable de gérer l'afflux d'«invités» et se sent peu soutenue par les forces de l'ordre...

Une plainte contre X pour éviter un remake de Projet X. Benjamin a vu la boum qu’il avait prévu d’organiser le 11 mai chez ses grands-parents pour ses 14 ans d’anniversaire prendre des proportions inattendues après une fuite sur Facebook. Le père de l’adolescent s’inquiète et réclame l’aide des forces de l’ordre.

>> Comment éviter les galères sur Facebook, nos conseils par ici.

Les ennuis ont commencé quand une amie du jeune homme a créé un événement sur Facebook pour inviter les convives à la petite fête. La page, ouverte à tous les vents, a attiré les curieux qui se sont invités. Très vite, l’information a tourné sur Twitter et quand Benjamin et ses proches s’en sont rendu compte, des milliers de personnes s’étaient déjà inscrites.

«Notre maison ne peut pas accueillir autant de monde»

Supprimer l’événement Facebook et effacer l’adresse des grands-parents n’y a rien fait puisqu’une autre page a été créée entre-temps. Au total, près de 50.000 personnes se sont inscrites. «On était d’accord pour une vingtaine d’invités, mais pas des milliers. Notre maison ne peut pas accueillir autant de monde», se justifie ce jeudi le grand-père dans Le Parisien.

Benjamin a prévenu tout le monde qu’il annulait sa boum, mais le mal est fait. Pire, il reçoit des menaces du type: «Si tu annules on viendra quand même et on brûlera tout». C’est que le jeune homme est devenu célèbre. «Des groupes viennent à la sortie du collège de mon fils pour se faire prendre en photo avec lui», raconte son père, qui implore les 50.000 «invités» de ne pas venir.

«La préfecture ne m’a toujours pas appelé»

«Ma crainte, c’est que des milliers de personnes affluent vers chez mes parents comme c’est arrivé à une jeune fille en Allemagne», raconte le père au quotidien. Mais la famille se trouve démunie face à l’ampleur du problème. «C’est la responsabilité des pouvoirs publics de contrôler ce qui va se passer», estime l’homme.

«Les pouvoirs publics sont, eux, surpris par le phénomène et ne savent pas comment le traiter. La préfecture ne m’a toujours pas appelé pour m’informer de la démarche qu’ils souhaitent mettre en place», insiste le père de Benjamin. En attendant, mais ça ne règlera pas ses soucis, la famille a porté plainte contre X pour «usurpation d’identité».

Julien Ménielle
publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr