Le pouvoir de la foule. Alors que la puissance de Google repose surtout sur ses algorithmes, Facebook veut capitaliser sur ses 500 millions d'utilisateurs humains. Après une longue période de test, Facebook a annoncé mercredi le lancement de Facebook Questions. Dans une premier temps, le service est réservé à quelques invités –qui aperçoivent l'onglet «Poser une question»– mais il devrait progressivement être étendu et bientôt un demi-milliard de personnes pourront poser une question ou y répondre.
«Des millions de gens interrogent leurs amis sur Facebook tous les jours: quelle musique je devrais écouter? où trouve-t-on les meilleurs sushis de la ville? comment est-ce que je peux apprendre le piano? Aujourd'hui nous présentons Facebook Questions, un produit expérimental qui permet de poser des questions similaires à l'ensemble de la communauté Facebook», explique l'entreprise.
Pas d'anonymat
La question peut être ouverte ou sous forme de sondage, avec ou sans photo. Impossible de poser une question anonymement comme sur des services similaires. «Gardez en tête que toutes les questions et réponses postées avec cette application sont publiques et accessibles à tous sur Internet», souligne Facebook. Mieux vaut donc éviter celles type «quel est le meilleur moyen de tuer sa femme».
MySpace avait tenté l'aventure sans trop de succès. De Yahoo Answers au service d'Ask.com, en passant par Quora (fondé par un ancien de Facebook), le créneau est déjà bien encombré. Mais avec un demi-milliard d'utilisateur, Facebook espère bien pouvoir développer des fonctions de recherche «sociale» plus pertinente.