Vous vous souvenez de cette multitude d’applications que vous installiez sur votre page Facebook, en plein enthousiasme des débuts, en 2007? Elles permettaient à des jeunes boîtes de créa ou à des développeurs de se faire remarquer. Il y avait les jeux de vampires, de corsaires, «adopt an alien» (so cute…), «pierre feuille ciseaux»…. Des jeux parfois discutables qui ont fini par lasser.
Il faut remonter au printemps 2009 pour arriver sur la dernière appli Facebook à succès, avec «Paf le chien», qui s’est elle aussi démodée depuis.
Quand à poker quelqu’un (une sorte de «tape amicale virtuelle»), technique de drague discrète, elle semble aussi devenue ringarde.
Vous avez forcément vu passer des photos d’amis le lendemain d’une soirée arrosée. Ou vous vous êtes retrouvés dans la situation délicate de voir votre photo taggée – sans que vous le sachiez – faire le tour de vos contacts Facebook. Alors que vous auriez largement préféré qu’elle reste perso.
«Tout le monde s’est fait avoir un jour, et sait maintenant comment ne plus être taggé sur des photos. D’autant que l’interface pour paramétrer ses données persos est plus simple», estime Alban Martin, co-auteur de Facebook, on s’y retrouve (Pearson).
Ce qui a suscité la méfiance des internautes, ce sont bien sûr les diverses polémiques liées à la conception de la vie privée par Facebook.
A défaut de jeux débiles, Facebook sert encore à communiquer – c’est toujours ça. Avec notamment le système de messagerie instantanée, qui cartonne chez les ados, au détriment des chats MSN et autres Yahoo! Messenger. «MSN est devenu assez ringard chez les ados, qui utilisent le chat de Facebook. Ils utilisent aussi son système de messagerie plutôt que de passer par les e-mails classiques», souligne Alban Martin.
Il sert aussi à organiser des événements: en créant une page dédiée, on peut informer en temps réel tous ses potes pour organiser son anniversaire ou son prochain barbecue.
Plus méfiants, certains internautes commencent à se créer deux profils. Avec par exemple «l’un sous leur vrai nom, avec leur profil officiel, destiné à leurs relations professionnelles, et un second sous pseudo dédié aux proches», souligne Alban Martin.
>> Et vous, comment utilisez-vous Facebook? Est-ce que vous avez changé votre manière de l’utiliser par rapport à vos débuts dessus?...