Le cinéma porno est devenu une industrie comme les autres. Presque du genre qu’on retrouve sur l’étagère à DVD de Mémé. Pourtant, mardi soir, dans une brasserie du 5e arrondissement de Paris, c’est un film différent qui était officiellement lancé, à grand coup de punch et de cacahuètes: DXK, parodie de l’affaire DSK.
DXK est un film pas comme les autres à double titre. Par son sujet, d’abord, qui surfe sur une affaire de moeurs surmédiatisée impliquant une personnalité politique. Mais si les acteurs, producteurs ou réalisateur essaient d’éviter de citer l’affaire ouvertement, ils n’arrivent pas à tenir leur langue bien longtemps.
L’autre particularité du film, c’est qu’il a été co-produit par des internautes, présents à la soirée de lancement. Et si l’honnêteté de MyPornProductions a été remise en doute, notamment par le concurrent Dorcel, pionnier en matière de porno participatif, les co-producteurs sont confiants.
Roberto Malone, porn-star sortie de sa retraite, assure qu’il n’a eu aucun mal à remettre le pied à l’étrier grâce à sa partenaire Katia Dé Lys. Le réalisateur, Christopher Clark, et la légende du X français Alban Ceray, eux, évacuent à leur manière la polémique sur le bienfondé d’un film sur ce sujet sensible. Tout le monde a son mot à dire.