Le logo officiel de Facebook.
Le logo officiel de Facebook. - DR

P.B. avec Reuters

Comme Google, Facebook va devoir opérer sous l'étroite surveillance de la FTC pendant les 20 prochaines années. Mardi, le réseau social a accepté un règlement à l'amiable avec la Commission fédérale du commerce dans le cadre de l'enquête menée sur ses pratiques en matière de vie privée. Les principales mesures:

  • Facebook subira un audit sur ses pratiques tous les deux ans, pendant vingt ans.
  • L'entreprise s'engage à ne plus mentir sur la façon dont elle utilise les données personnelles, notamment avec les apps de partis-tiers.
  • Tout changement sur les réglages concernant la vie privée ne pourra plus être imposé par défaut et devra être explicitement autorisé par l'utilisateur.

Le mea culpa de Mark Zuckerberg

Dans un long billet posté sur le blog officiel de Facebook, Mark Zuckerberg jure que son réseau a pour objectif d'être «le plus transparent possible» et d'offrir «le maximum de contrôle» aux utilisateurs. Il reconnaît cependant que Facebook a «commis des erreurs», notamment lors du fiasco de son réseau publicitaire Beacon, ou avec des changements ayant rendu des posts ou des listes d'amis publics par défaut.

 

En étant forcé de demander à l'utilisateur son autorisation pour tout changement, Facebook aura bien plus de mal à démocratiser l'adoption de nouvelles fonctions. Si la mesure avait été en place lors de l'arrivée des streams, du partage public, des tags ou du ticker, de nombreux utilisateurs, conservateurs par défaut, n'auraient sans doute pas franchi le pas.

 

Pour Facebook, plus l'utilisateur partage des informations, plus la publicité ciblée est lucrative. Le réseau, qui prépare son entrée en Bourse, devrait réaliser un chiffre d'affaires de 4 milliards de dollars (3 milliards d'euros) cette année. La vieille maxime marketing n'a jamais été aussi vraie: quand nous utilisons un service gratuit en ligne, nous sommes le produit.