Les internautes en ont marre de la nouvelle mascotte de Malabar

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Publié le 15 mars 2011.

PUBLICITE - La marque s'attire les foudres des internautes…

Après Groquick, «l’enfant Kinder» ou encore Prosper, M. Malabar rejoint la liste des icônes vieillissantes de la pub remisées au placard. Malabar a dévoilé lundi une nouvelle mascotte, le chat Mabulle, pour remplacer son personnage longtemps fétiche. Ce changement en catimini (ou presque, des indices ont été postés sur la page Facebook de Malabar depuis le 7 mars) suscite une vague de protestation sur les réseaux sociaux, où la marque se fait étriller. Sur Twitter, le sujet #malabar se hisse ainsi à la deuxième place des trends en France lundi, derrière les infos sur le Japon, et à la première place mardi (sans compter les liens sponsorisés).

«Vous avez tué mon enfance»

Le monde se divise alors en deux catégories: les partisans de M. Malabar (un groupe a même été créé sur Facebook pour réclamer son retour), le blond au tee-shirt jaune orné du logo de la marque, et ceux qui préfèrent déjà l’oublier (même Raphaelle Ricci, ex-coach de la Star Ac lâche monsieur Malabar).

Même ambiance sur la page officielle de Malabar sur Facebook http://www.facebook.com/Malabar.officiel. «Vous avez tué mon enfance», «Je suis désolée, mais j’aurais préféré un lifting de M. Malabar. Ce chat ringard, tout droit venu des années 80 ne vaut pas tripette. Mais quel a été l’argument de vente de votre agence? C’est l’idée d’un stagiaire? / Vous êtes juste mauvais en com ou vous le faites exprès d’être nuls?» peut-on lire, entre autres commentaires assassins. La page dérape d’ailleurs très vite, son ou sa community manager n’hésitant pas à casser les internautes (point d’arrogance mais des réponses «sur un ton humoristique», selon le modérateur qui affirme «prendre bonne note du mécontentement de nos fans»).

M. Malabar un peu trop lisse

Joint par 20minutes.fr, Cadbury France (qui possède la marque Malabar) affirme ne pas avoir été surpris par cette pluie de critiques. «On s’attendait à ce que ce changement de mascotte entraîne des réactions, souligne Caroline Hirsbein-Frommer, directrice marketing de Cadbury France. Mais les commentaires viennent de trentenaires qui ont grandi avec M. Malabar. Notre cible, les 8-12 ans, n’a pas d’affinités avec le personnage de M. Malabar. Lors de tests, nous nous sommes aperçus que les enfants d’aujourd’hui plébiscitaient plutôt les super-héros ou les animaux.» D’où la naissance du chat Mabulle, «nouvelle mascotte plus déjantée que musclée», selon Cadbury.

«Tour à tour super héros, grand frère ou ami musclé, il (M. Malabar) a toujours su se sortir des situations difficiles grâce à sa célèbre grosse bulle. Mais franchement aujourd’hui, ne le trouvez-vous pas un peu trop sage?», interroge le groupe dans un communiqué publié mardi. En clair, avec ses 42 ans bien tapés (il a été créé en 1969) et son image aussi lisse qu’une bulle de chewing-gum, M. Malabar était devenu un personnage ringard flattant la nostalgie des enfants d’hier. Au lieu de continuer à surfer sur cette tendance vintage, pourtant très répandue ces derniers temps, la marque a préféré opté pour le renouveau.

Et les nostalgiques qui espèrent que ce «Malabargate» s’achèvera sur un retour en arrière –à la manière de Gap dont le nouveau logo avait été vilipendé- vont être déçus car la marque n’entend pas retirer sa campagne. «Malabar ce n’est pas que M. Malabar, c’est avant tout le bubble gum qui permet de faire de grosses bulles et dans lequel on peut trouver des tattoos, précise encore Caroline Hirsbein-Frommer (un leitmotiv déjà avancé en 2002 dans un brief de la marque). Malabar ne disparaît pas, il change juste de tête. Laissez sa chance à Mabulle!»

Sandrine Cochard
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