Facebook: Le directeur de la police met en garde contre l'usage des nouvelles technologies

WEB Il faut préserver le secret professionnel - et la bienséance...

© 2010 AFP

— 

La hiérarchie policière a récemment mis en garde les policiers pour l'usage des réseaux sociaux sur internet, comme Facebook ou Twitter, leur rappelant leurs "obligations déontologiques" et de "secret professionnel".

La hiérarchie policière a récemment mis en garde les policiers pour l'usage des réseaux sociaux sur internet, comme Facebook ou Twitter, leur rappelant leurs "obligations déontologiques" et de "secret professionnel". — Nicholas Kamm AFP/Archives

Policiers attention, ne racontez pas vos gardes à vue sur Facebook, et ne twittez pas sur votre activité profesionnelle... C'est ce que la hiérarchie policière a récemment souligné, mettant les policiers en garde contre l'usage des réseaux sociaux sur Internet, leur rappelant leurs «obligations déontologiques» et de «secret professionnel».

Dans une note de service diffusée cet été dans les services de police, que l'AFP s'est procurée mercredi, le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, évoquant Facebook ou Twitter, relève que «de nombreux policiers et personnels administratifs» y sont inscrits et que certains y «détaillent des aspects de leur vie personnelle ou professionnelle».

«Ces renseignements sont susceptibles d'exposer les intéressés à d'éventuelles actions de malveillance du fait de leur profession», écrit-il, et «peuvent porter atteinte» à leur «réputation» ainsi qu'à celle de la police.

Poursuites pénales et disciplinaires

Frédéric Péchenard rappelle donc que tous manquements aux règles de déontologie sont «passibles de poursuites pénales et disciplinaires», appelant par ailleurs les policiers ayant accès à des données classifiées et bénéficiant d'une habilitation «Secret défense» à être encore plus vigilants.

Ces derniers, «par leur présence sur les réseaux sociaux, s'exposent à des tentatives d'approche par des services de renseignement étrangers», prévient encore le DGPN.

La direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne a relayé ces instructions relatives aux réseaux sociaux dans une autre note de service datée du 1er septembre, que l'AFP a obtenue, élargie à la «tenue et au comportement» des policiers du «Grand Paris».

Piercings et bermudas

La note évoque par exemple le port des chaussettes qui doivent être uniquement de couleur bleu marine, gris foncé ou noir, la coupe de cheveux - «soignée et exempte de toute fantaisie» pour les hommes, chignon à la «couleur compatible avec l'uniforme» pour les femmes aux cheveux longs - ou encore les boucles d'oreilles ou les «piercings», qui sont «interdits».

«Pour des raisons évidentes de bienséance, le port de shorts et autres bermudas ou débardeurs ne saurait être toléré», est-il encore stipulé.

«La tenue d'uniforme doit être exemplaire pour donner au public une bonne image de la police», selon cette note, qui exhorte les policiers à avoir une «attitude courtoise» face au public, sans exclure la fermeté si «les circonstances l'exigent».