Le Web est mort selon le magazine «Wired»

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Publié le 18 août 2010.

WEB - Et c'est dans l'ordre des choses...

Le World Wide Web, cet abîme dans lequel tout le monde peut se plonger et naviguer à loisir, pour y rechercher à peu près tout et n’importe quoi, est mort selon Chris Anderson, patron du magazine américain Wired dans lequel il s'explique.

Selon cet expert du Web dont les théories ne se vérifient pas toujours, on ne va plus surfer sur le Web, mais regarder des applications. Les internautes ne sont plus dans la recherche. Cela vient donc de nous, et de notre volonté d’aller vers la facilité, de choisir ces applications (Facebook, Twitter, celles des journaux…) qui correspondent mieux à nos envies et besoins quotidiens.
 
Dans l’article écrit à quatre mains, les deux autres mains étant celles du journaliste Michael Wolff, des chiffres sont mis en avant pour appuyer la théorie. D’ici 5 ans, le nombre d’utilisateurs ayant accès au Net depuis des mobiles, surpassera le nombre y accédant par ordinateur. Or sur de petits écrans, il est plus simple d’avoir accès à des applis qu’aux profondeurs du Web. La vitesse du fonctionnement des applis surpassera la flexibilité et l’ouverture du www.
 
«Le cycle du capitalisme»

«C’était inévitable, explique Anderson. C’est le cycle du capitalisme. L’histoire des révolutions industrielles, après tout, et celle de batailles pour le contrôle. Une technologie est inventée, elle se répand, mille bourgeons fleurissent et quelqu’un trouve le moyen de les acquérir, en empêchant les autres d’en cultiver de nouvelles. Cela arrive à chaque fois.»
 
En 2001, les 10 sites les plus puissants concentraient 31% des pages vues aux Etats-Unis, et déjà 40% en 2006 et 75% en 2010, avance Wolff. Cette évolution vers une prise de pouvoirs des caciques des médias est, selon lui, due au fait que l’on peut devenir puissant rapidement. C’est une prise de pouvoir contraire à l’éthique et au business model traditionnels du Web, qui va au contraire vers la concentration traditionnelle.
 
Apple VS Google

Prenez Steve Jobs. Le puissant directeur d’Apple est allé à l’encontre du modèle ouvert de Google, avance Wolff. A travers iTunes, Steve Jobs s’est aligné sur les médias traditionnels en percevant un pourcentage à chaque fois qu’un artiste vend une de ses œuvres sur iTunes. Ses intérêts sont conformes à ceux perçus par les fournisseurs de contenus classiques. Alors que les intérêts perçus par Google sur la pub sont proportionnels aux choix des internautes de cliquer davantage ici ou là.
 
«L’Internet est la véritable révolution, aussi importante que l’électricité; ce que nous en faisons est encore en train d’évoluer. En passant de votre ordinateur à votre poche, la nature du Net se transforme. Le chaos délirant du Web était une phase adolescente financée par des géants industriels tâtonnant vers un nouveau monde. Ils font désormais ce que les industriels font le mieux: trouver des bouchons. Et à voir ce que ça à l’air d’être, on adore.»

C.P.
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