La Haute autorité pour la protection des droits sur Internet est prête. Elle n’a plus qu’à trouver les «moyens de sécurisation» des accès à Internet qu’elle demandera aux internautes de mettre en place. Cette sécurisation empêchera que les accès à Internet ne soient utilisés «pour la reproduction, la représentation ou la mise à disposition sans autorisation d’une oeuvre protégée par un droit d’auteur» selon l’Hadopi. Et le cas échéant, la sécurisation permettra de prouver la bonne foi de l’internaute.
Mais trouver un moyen de sécurisation n’est pas chose aisée… D’où une consultation publique lancée par le gouvernement. (A ne pas confondre «La Grande Consult'», lancée par le gouvernement et Skyrock). Pour l'heure, cette consultation se limite aux «concepteurs de moyens de sécurisation» et vise à «recueillir les observations et recommandations des publics professionnels», selon l’Hadopi.
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Les moyens de sécurisation voulus pour le gouvernement auraient pour but d’empêcher que des tierces personnes puissent pirater votre ordinateur, votre adresse IP et vous mettre ainsi sur le dos leurs téléchargements. «Il n’est pas possible de filtrer avec des garanties implacables de ne pas se faire pirater», explique à 20minutes.fr Yann Bonnin, gérant de la société Dotsafe, agence web qui s’occupe de sécurisation de systèmes informatiques.
Le gouvernement voudrait aussi empêcher l’accès à des sites de téléchargements illégaux. «Pour ça, il existe des systèmes de listes blanches ou listes noires. Avec la liste blanche, vous rentrez une liste de tous les sites auxquels vous autorisez votre connexion Internet. Avec la noire, tous ceux que vous interdisez. Mais ce sont deux processus laborieux et très restrictifs, contradictoires avec l’étendue et la profondeur du Web».
Cette consultation aboutira à un «document de travail», a souligné Eric Walter au nouvelobs.com. Cette première étape durera jusqu'au 10 septembre. «Le collège de l'Hadopi rendra à la fin septembre un avis synthétique» sur les spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation, ajoute le secrétaire général de la Haute autorité. C’est sans doute à cette même période que seront envoyés les premiers avertissements.