Un tribunal du Pakistan, qui avait ordonné il y a 12 jours le blocage de Facebook pour un concours de dessins sur Mahomet jugé blasphématoire, a décidé lundi d'autoriser à nouveau l'accès au site- mais l'audience du jugement a été repoussée au 15 juin.
Pour les mêmes raisons que le blocage de Facebook, un blocage de Youtube avait été ordonné- il a déjà été levé, le 26 mai. Les pages de Youtube reprenant les dessins du prophète sont néanmoins toujours bloquées.
Excuses
Nejibullah Malik, secrétaire du ministre de l'information et de la technologie, a précisé que l’interdiction avait été levée car le réseau social en ligne a supprimé la page appelant ses membres à diffuser des images du prophète, et s’est excusé.
Ce n’est cependant pas Facebook mais la créatrice de la page qui est à l’initiative de cette suppression, et c’est elle aussi, qui a présenté ses excuses aux musulmans.
Contrôler Internet
Un juge du tribunal en charge de l’affaire a demandé au gouvernement de développer un système qui permette de bloquer de manière plus ciblée tout accès à des sites ou des pages jugés «blasphématoires» sur Internet, citant des expériences qui permettent de le faire en Arabie saoudite ou aux Emirats Arabes Unis.
«C'est le devoir du gouvernement de s'occuper de ces affaires, qui provoquent le ressentiment des gens et les poussent dans la rue», a commenté le juge.
Le 21 mai, des milliers de Pakistanais avaient manifesté notamment aux cris de «Mort à Facebook», «Mort à l'Amérique».