Le droit à l’oubli entrera-t-il un jour dans les faits? Cette notion récente désigne le droit pour tout individu de faire effacer certaines des traces numériques renvoyant à son passé, ou rendus difficilement accessibles, pour tomber dans l'oubli. Principal point de blocage, la position des majors du Net, comme Google, grands spécialistes de la collecte de données personnelles.
En la matière, la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) et neuf de ses homologues européennes ont amorcé le débat: ils avaient adressé en avril une lettre commune à Google et d'autres acteurs d'internet, les exhortant à respecter le droit à la vie privée. Google vient de leur répondre, dans une lettre rendue publique, signée par les responsables chargés de la vie privée, Jane Horvath et Peter Fleischer, la firme de Mountain View de rappeler ses cinq règles de confidentialité des outils Google.
En la matière, c’est promis, Google utilise les informations récoltées pour «fournir des produits et services utiles à nos utilisateurs, développer des produits qui reflètent des standards exigeants et des pratiques de respect de la vie privée, rendre la collecte de données personnelles transparente, donner aux utilisateurs des choix significatifs pour protéger leurs vies privées, mais aussi organiser ces informations de manière responsable».
Google en profite pour rappeller qu'elle informe ses utilisateurs sur leurs données qu’il détient via son Centre de Confidentialité. Et notamment Google Dashboard. Une réponse un peu vague. Pas sûr que les Cnil européennes se contentent de ces positions…