Le principal moyen pour les éditeurs de contenus d'identifier et de sanctionner les internautes qui téléchargent illégalement, est d'obtenir leurs adresses IP. Et s’ils ne les obtenaient pas? S’il existait un moyen de ne plus pouvoir lier une identité réelle à une identité virtuelle représentée par l’adresse IP? C’est ce que promet le logiciel SeedFuck.
SeedFuck permet d'injecter de fausses adresses IP sur des trackers Torrent afin de leurrer les sociétés en charge de la surveillance des réseaux de peer to peer. Il serait même capable de simuler un téléchargement ou le nombre d’octets qui restent à télécharger. Un nouveau système qui fait le bonheur des détracteurs d’Hadopi, puisqu’il lui compliquerait lourdement la tâche de retrouver les pirates. L’Hadopi se retrouverait face au piratage comme sur une scène de crime, explique PCInpact, où l’on aurait répandu un peu partout du sang différent. Ce sang peut être celui du meurtrier, de la victime, ou d’une tierce personne qui n’a rien à voir. Pas sûr même qu’il y ait eu un crime. Allez après l’élucider…
Il faudrait procéder à de minutieuses enquêtes pour déterminer qui sont les pirates, si longues et si coûteuses qu’envoyer des milliers de courriers aux internautes pour les avertir de sanctions, comme le voulait la Haute Autorité, devient très compromis.
Le blog Hack45, l’un des premiers à avoir relayé en France l’existence de SeedFuck, s’étonne cependant de ce que le lancement de ce programme ait suscité sur la toile quelques contre-vérités. Il ne s’agit pas d’une arme destinée à lutter contre Hadopi, même si elle peut y servir. Et utilisée à outrance, elle pourrait in fine desservir les détracteurs d’HADOPI. Son utilisation massive nuirait aux trackers publics de Torrents, au point éventuellement de les rendre inutilisables. L’inverse de ce que recherchent les défenseurs d’un téléchargement libre.