Le service Google Dashboard , lancé en novembre dernier par Google dans plusieurs langues, est peu connu, pourtant il a marqué une étape dans la marche affichée par Google vers plus de transparence. Mais il permet aussi à l’internaute lambda de constater le nombre – parfois vertigineux - de données le concernant que détient Google.
Lors de la présentation, mardi matin, de sa politique en matière de gestion des données personnelles, durant laquelle il a annoncé l’ouverture du service Google Government requests tool, Google France a rappelé les bases de son «tableau de bord» Google Dashboard.
Une fois connecté avec ses identifiants, l’utilisateur de services Google est quelque peu pris de vertiges. Et s’aperçoit qu’il n’avait pas conscience d’utiliser autant de services rattachés à la sphère Google.
Nous avons testé, et dans notre cas, nous constatons que Google a en sa possession des données sur notre compte Google (soit notre nom et prénom, ainsi que notre pays), notre compte Blogger (plateforme de blogs où nous tenions un blog – pourtant fermé), notre webmail Gmail, nos données Google Analytics (service de mesure d’audience des blogs), Google Agenda, Google Documents, Google Reader, iGoogle (service qui permet de personnaliser notre page d’accueil Google), ou encore sur nos albums photos gérés via Picasa.
Et encore, cet inventaire n’inclut pas d’autres émanations de la planète Google, tels YouTube,… Mais cela donne une idée du point jusqu’auxquels, avec ces services gratuits (et bien pratiques, certes), toujours plus nombreux, la firme de Mountain View peut en savoir beaucoup à votre sujet. D'autant que l'on configure parfois certains services sans être très attentif aux paramètres choisis, notamment pour la confidentialité des données.
Transparence certes, mais il faut rappeler que le moteur Google récolte aussi les adresses IP des internautes, qu’il conserve pendant 9 mois.
Mais l’internaute peut aussi exercer, par ce biais, «son droit d'accès, de modification, de rectification de ses données via Google Dashboard, comme l’exige la loi "Informatique et Libertés" de 1978», souligne Peter Fleicher, responsable de la politique de respect de la vie privée chez Google. En fait, depuis le Dashboard, l’internaute peut supprimer les données qu’il veut effacer des serveurs, ou restreindre leur accès, quand il a oublié de le faire.
La présentation vidéo de Google Dashboard: