Attentats en Catalogne: Sur Twitter, des images de chats pour «ne pas donner d'information aux terroristes»

TERRORISME Après l'attentat survenu jeudi, les internautes ont spontanément commencé à poster des photos de félins sous le hashtag #Barcelona...

Fabien Randanne

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Capture d'écrans de tweets liés au hashtag #Barcelona, le 17 août 2017.

Capture d'écrans de tweets liés au hashtag #Barcelona, le 17 août 2017. — Capture d'écran Twitter

Cela semble dérisoire au regard du drame, mais c’est un moyen comme un autre pour les internautes de canaliser l’effroi, la colère et le choc ressentis face à l’attaque terroriste survenue à Barcelone ce jeudi après-midi.

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Sur Twitter, alors que les messages d’émotion et/ou d’indignation se mêlaient aux informations officielles après que le drame est survenu, plusieurs abonnés du site de microblogging ont commencé à poster des photos, gifs et vidéos de chats accompagnés du hashtag #Barcelona.

« Diffusons des chatons, ne donnons pas d’information à ces terroristes », a publié l’un d’eux, résumant le concept. Une initiative visant à empêcher l’auteur de l’attentat – selon la police, un suspect était encore retranché dans un bar en début de soirée – de se rendre compte de la manière dont la situation évoluait à l’extérieur en puisant d’éventuelles informations sur Twitter.

Cette action spontanée rappelle celle des internautes belges qui, en novembre 2015, avaient inondé Twitter d’images de félins pendant que la police menait une opération antiterroriste à Bruxelles après avoir exigé un total blocus de l’information. Cette opération de diversion, menée avec humour via le hashtag #Brusselslockdown (« verrouillage de Buxelles », littéralement), se déroulait dans un contexte très tendu, dix jours après les attentats survenus à Paris.

D’autres internautes ont également décidé de publier des images de chatons en réaction aux images et vidéos choquantes montrant des victimes de l’attaque terroriste de Barcelone et des personnes en détresse sur les lieux du drame, qui n’ont hélas pas manqué d’être diffusées sur les réseaux sociaux. « Non aux images macabres », s’est ainsi indignée une Espagnole sur son compte Twitter.

Un mouvement virtuel spontané à la dimension symbolique moins anecdotique qu’il n’y paraît car elle représente, dans ses modestes proportions, un élan de solidarité.