Facebook: La page «Paye ton journal» dénonce le sexisme dans la presse

SOCIETE La page, qui répertorie les remarques misogynes et les situations de harcèlement vécues par les femmes journalistes, a séduit 2.200 internautes en deux jours…

20 Minutes avec agence

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Un kiosque à journaux à Paris.

Un kiosque à journaux à Paris. — HOCINE ZAOURAR / AFP

Une journaliste de 22 ans, qui ne souhaite pas faire connaître son identité pour l’instant, a lancé ce lundi la page Facebook « Paye ton journal ». Elle recense les propos misogynes et sexistes entendus dans le milieu de la presse écrite ainsi que des situations de harcèlement. La démarche semble plaire puisqu’en moins de deux jours, plus de 2.200 personnes ont liké la page.

Racontées par la créatrice du site mais aussi par d’autres journalistes qui les lui envoient, les anecdotes sont déjà nombreuses. « Mais c’est une belle gamine », « Si j’avais su que vous étiez aussi mignonne, je viendrais plus souvent à l’agence », « Vous avez des belles plantes sur FR3 » ou encore « On pensait que c’est un homme qui viendrait » font partie des perles partagées sur la page.

« C’est hypocrite que de croire » que le sexisme « n’existe pas chez nous »

Sur le modèle de « Paye ta shnek », un Tumblr créé en 2012 pour dénoncer le sexisme dans les lieux publics, « Paye ton journal » vient s’ajouter à «  Paye ta robe », « Paye ta fac », « Paye ta blouse », « Paye ton sport » ou « Paye ton taf », consacrés respectivement aux milieux des avocats, des universités, de la santé, du sport et au monde du travail en général.

« Le journalisme n’est pas un métier où le sexisme est plus répandu qu’ailleurs, mais il est tout autant touché que n’importe quel autre milieu. (…) C’est hypocrite que de croire qu’il n’existe pas chez nous », explique à L’Express la créatrice de la page, qui travaille en presse régionale dans le Grand Est.

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