Le philosophe Michel Onfray lance sa Web TV payante

MEDIAS Le site « michelonfray.com » servira, selon le philosophe, à échapper « au culte de la petite phrase, du sniper prêt à tout pour créer le buzz »…

20 Minutes avec agences

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Michel Onfray, invité de La Grande Librairie sur France 5 le 17 mars 2016

Michel Onfray, invité de La Grande Librairie sur France 5 le 17 mars 2016 — BALTEL/SIPA

Il commentera l’actualité face caméra, « recevra » des intellectuels, des philosophes, artistes ou membres de la société civile et veut mettre en place « un espace de libre expression ». Michel Onfray a lancé, ce lundi, « michelonfray.com », sa WebTV payante (4 euros par mois ou 40 euros par an).

« C’est pas un truc à ma gloire comme il a été déjà dit », c’est pour échapper « au culte de la petite phrase, du sniper prêt à tout pour créer le buzz », et « pour organiser la visibilité de l’université populaire de Caen (UPC) », a expliqué le philosophe interrogé par l’AFP.

Cours de philosophie et réponses aux campagnes de dénigrement

Créée en 2002, pour « répondre » à la montée du Front national, l’UPC propose une vingtaine de cours par an dispensés par une vingtaine d’intervenants sur des sujets très variés (littérature, musique, psychanalyse, etc). Et "michelonfray.com", supervisé techniquement par la société de production télévisuelle Téléparis, proposera également des vidéos de cours de philosophie. Les mêmes que Michel Onfray donnait à l’UPC depuis 2002 et jusqu’en juin, suivis par près d’un millier de personnes et diffusés l’été par France culture.

« C’est aussi parce que j’ai fait l’objet de campagnes de dénigrement un peu systématique dans des journaux ou des émissions de télévision dont chacun se souviendra, que j’ai estimé qu’on devait pouvoir créer un média libre et indépendant », explique encore Michel Onfray sur son site Internet.

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« On reprend en main de façon libertaire et non libérale des informations »

Le philosophe fait ici implicitement allusion à une de L’Express datant de mars 2016 et titrée « Faut-il brûler Michel Onfray ? ». Et pour comme pour défendre son image, le site propose une page « archives » destinée à « regrouper l’ensemble des prises de parole de Michel Onfray » dans les médias.

Ici « on reprend en main de façon libertaire et non libérale des informations », poursuit l’écrivain traduit « dans plus de 25 pays » qui confie en avoir assez d’être « traité de nazi » et qui récuse, au passage, tout flirt avec l’extrême droite.