Au siège de Google, à Mountain View, en Californie.
Au siège de Google, à Mountain View, en Californie. - Marcio Jose Sanchez/AP/SIPA

Il aura mis du temps à céder. Selon Les Echos, le géant Google va finalement se plier au droit à l’oubli. D’ici peu, le moteur de recherche va commencer à déréférencer les résultats des recherches faites sur tous ses sites. Seule condition du deal, que les connexions à ces sites soient faites depuis un pays européen.

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Google.com compris dans le déréférencement

Depuis 2014, les autorités européennes réclament un droit à l’oubli complet, c’est-à-dire la possibilité de faire disparaître du Web des informations que l’on juge indésirables ou injurieuses. Or, Google a toujours rechigné à se plier à cette demande, considérant que cette mesure devait concerner uniquement les sites européens, comme google.fr ou google.de. En juin dernier, le géant du Web avait même été mis en demeure par la CNIL (la Commission nationale de l’informatique et des libertés), pour non-conformité au droit à l’oubli.

Or il semblerait que Google y mette un peu de bonne volonté. Comme le rapporte le site des Echos ce jeudi, le moteur de recherche a finalement accepté de déréférencer les résultats des recherches sur tous ses sites en cas de recherche menée à partir d’un pays d’où a émané une demande de droit à l’oubli. Si un Allemand en fait la demande par exemple, les liens des sites concernés disparaîtront du moteur de recherche, google.com compris.

Comme l’a précisé Google lui-même, depuis le jugement de la CJUE (La Cour de justice de l’Union européenne) en 2014, le moteur de recherche a reçu 386.038 demandes de « droit à l’oubli », et a donné suite à environ 42 %.

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