Illustration Facebook
Illustration Facebook - Joerg Koch/AP/SIPA

La plupart des utilisateurs partagent les instants les plus mémorables de leurs vies sur Facebook. De quoi donner le cafard aux autres membres, estime une étude publiée dans le Journal of Social and Clinical Psychology, menée par Mai-Ly Steers, chercheuse à l'université de Houston. Celle-ci aurait réussi à mettre en lumière les effets néfastes de Facebook sur la santé mentale de ses utilisateurs, trop exposés au bonheur des autres. 

Les utilisateurs surexposés à des «vies idéalisées»

Pour vérifier son hypothèse, la chercheuse a étudié les habitudes d'utilisation de Facebook de 300 étudiants, ainsi que les effets du réseau social sur leur état mental.

Le mécanisme de cette incitation à la déprime serait très simple, d’après begeek.fr. En surfant sur Facebook, les internautes seraient inévitablement amenés à comparer leur vie avec celle de leurs contacts, ou, plus précisément, avec celle affichée par leurs contacts. De ce fait, les membres Facebook seraient ainsi trop exposés à un étalage de vies «idéalisées», faites uniquement de bons moments. Facile, dès lors, d'en arriver à penser que la vie des autres est plus sympa, plus trépidante. 

La comparaison sociale, source de déprime

De cette idée pourraient alors, selon Mai-Ly Steers, naître frustration et symptômes de dépression. «Cela ne signifie pas que Facebook cause la dépression, mais plutôt que les sentiments de dépression sont intimement associés au fait de se comparer avec ses amis sur Facebook», précise la chercheuse, qui va même jusqu'à supposer que le risque de déprime serait exacerbé par le fait que «Facebook nous divulgue souvent de l'information à propos d'amis qui nous seraient inconnus en temps normal, ce qui décuple les occasions de se comparer socialement».

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