Le moteur de recherche Google va acquérir la société Divide
Le moteur de recherche Google va acquérir la société Divide - Philippe Huguen AFP

Ce n'est pas vraiment une surprise. Dans la grande tradition de «l'effet Streisand», les requêtes d'internautes européens pour se faire «oublier» par Google sont en train de provoquer l'effet inverse.

Comme il l'avait annoncé, Google signale en bas page: «Certains résultats peuvent avoir été supprimés conformément à la loi européenne sur la protection des données», par exemple quand on cherche «Max Mosley vidéo» sur Google.fr. La même requête sur la version américaine Google.com retourne en tête des liens vers la sextape sado-maso de l'ancien patron de la F1.

«Censure»

Sauf que Google ne se contente pas de ce message. Le moteur de recherche a commencé à prévenir des blogs et des journaux que certains de leurs articles avaient été retirés des résultats. Dénonçant une attaque contre la «liberté de la presse» et une forme de «censure», la BBC et le Guardian listent la demi-douzaine de pages concernées, alors que Google aurait reçu plus de 12.000 demandes.

L'arbitre écossais Dougie McDonald, qui avait reconnu avoir menti pour justifier un penalty, revient notamment sur le devant de la scène, quatre ans après les faits, tout comme un ancien patron de Merill Lynch, Stan O'Neal, responsable de pertes pharaoniques.

Google, qui avait combattu la décision européenne, semble avoir trouvé un moyen indirect et efficace d'alimenter la polémique. De nombreuses voix influentes ont exprimé leur inquiétude. Notamment le fondateur de Wikipédia, Jimmy Wales, selon qui «censurer Google, c'est censurer la presse».

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