Illustration hacker.
Illustration hacker. - A. GELEBART / 20 MINUTES

2,5 gr d'héroïne? 0,7 Bitcoin, soit environ 250 euros. Un pistolet Glock 9mm? 1.600 euros. Un faux passeport danois? 800 euros. Dans les méandres du dark Net, ces 90% du Web non indexé par les moteurs de recherche traditionnels, tout se vend. A condition de savoir où acheter. C'est là qu'arrive Grams, un moteur de recherche qui veut devenir le Google du côté obscur.

On n'accède pas à Grams par son navigateur traditionnel. Il faut installer le client TOR, qui anonymise le trafic à travers plusieurs relais intermédiaires, et coller l'adresse http://grams7enufi7jmdl.onion dans le champ URL. On atterrit alors sur un moteur aux couleurs de Google –il y a même le bouton «J'ai de la chance».

Bientôt un système d'enchères publicitaires

Pour l'instant, Grams indexe le contenus de sept marchés, dont la v2 du pionnier SilkRoad, Agora, BlackBank, Cloud-Nine, Evolution, NiceGuy, Pandora et The Pirate Market. On peut y acheter –à condition d'avoir des Bitcoins– de la drogue, des médicaments, des armes, des faux papiers d'identité ou des numéros de cartes bancaires volées.

Son créateur, gramsdmin, explique à Wired que l'indexation se fait sur la base du volontariat. Il fournit une API (interface programmable) aux sites qui le veulent pour inventorier leur contenu. Il a de nombreuses idées pour se développer, dont un système de recherche sponsorisée similaire à AdWords de Google. Un vendeur pourrait, par exemple, acheter le mot-clé «cocaïne» pour que son annonce remonte. La boucle est bouclée.

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