L'interface Web de Dropbox.
L'interface Web de Dropbox. - DROPBOX

Beaucoup considèrent que les espaces de stockage en ligne comme Google Drive ou iCloud sont une extension de leur disque dur. Après tout, il suffit de glisser un fichier dans un dossier de l’explorateur pour le copier. Sauf que ces services doivent respecter la loi américaine sur le copyright, comme le rappelle la fausse polémique Dropbox du week-end.

D’où est partie la polémique?

Elle est née d’un tweet publié dimanche par Darrel Whitelaw. «Wow, une demande de retrait de fichier sur un dossier personnel Dropbox, je n’avais jamais vu ça», écrit-il. La capture d’écran spécifie que «certains fichiers de ce répertoire ne peuvent pas être partagés» à cause d’une demande de retrait DMCA effectuée dans le cadre de la loi sur le piratage de 1998, le Digital Millennium Copyright Act.

Le fichier n’a pas été supprimé (seul son partage a été bloqué)

Retweeté plus de 3.000 fois, le message a été mal compris par de nombreux internautes. Dropbox n’a pas effacé le fichier de l’espace de stockage personnel de Darrel Whitelaw mais l’a simplement empêché de le partager avec un ami. Par défaut, seul le propriétaire d’un fichier peut y accéder. S’il veut l’envoyer à quelqu’un, il doit le partager, et un lien est créé. C’est ce lien qui a été supprimé.

Dropbox n’analyse pas directement le contenu des dossiers des internautes

«Parfois, nous recevons des demandes de retraits sur des liens qui ne respectent pas la loi sur le copyright. Nous les désactivons via un système automatique. Nous ne regardons pas les fichiers dans vos dossiers privés», déclare Dropbox. Depuis deux ans, l’entreprise utilise un système standard qui permet d’identifier un lien sans connaître la nature exacte du fichier. Si un internaute veut partager «Katy Perry Dark Horse. mp3», il passe par une moulinette à sens unique («hachage»). Une empreinte est créée, notamment grâce à sa taille exacte, et Dropbox lui associe une étiquette, par exemple 4f2900f2fdfaf. Il peut ensuite comparer cette étiquette à une liste noire fournie par les ayants droit comme Capital Records et Universal. Dropbox ne sait pas en amont que 4f2900f2fdfaf correspond à une chanson de Katy Perry, juste qu’il s’agit de l’empreinte d’un fichier copyrighté.

Mes fichiers peuvent-ils être effacés?

Techniquement, oui. Dans leurs termes de services, toutes les entreprises spécifient qu’elles peuvent effacer un fichier illégal et même désactiver le compte d’un internaute récidiviste. Dans la pratique, la législation sur l’exception de copie privée varie d’un pays à l’autre et les ayants droit ne s’attaquent qu’aux fichiers partagés avec d’autres. La sauvegarde de votre collection Naspter, elle, peut dormir tranquille.

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