Mark Zuckerberg en 2004 et en 2013.
Mark Zuckerberg en 2004 et en 2013. - PHOTOMONTAGE 20 MINUTES (PHOTOS HARVARD CRIMSON/DR)

Mark Zuckerberg va fêter ses 30 ans le 14 mai prochain. Il vaut déjà plus de 30 milliards de dollars. Avec la flambée de l'action Facebook, son fondateur est désormais la 8e personne la plus riche du monde, et la plus jeune du top 150. Mais plus que le nombre de zéros sur son compte en banque, c'est sa transformation au cours de ces dix dernières années qui fascine.

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2004-2006: les débuts arrogants

Les débuts, en 2003-2004, sont ceux d'un ado aussi brillant qu'arrogant. A Harvard, il crée d'abord, lors d'un après-midi arrosé, le site Facemash, sur le concept de «hot or not», comparant en face à face deux photos d'étudiants. Il hacke au passage les serveurs de l'université pour récupérer les images. La genèse de Facebook s'accompagne de plusieurs coups de poignard dans le dos, notamment ceux des jumeaux Winklevoss et de son roommate, Eduardo Saverin. Son titre sur ses premières cartes de visite? «I'm CEO, bitch.»

2007-2011: la phase sérieuse et maladroite

Il embauche une baby-sitter, Sheryl Sanbderg, comme directrice des opérations. Alors que Facebook dépasse Myspace, mi-2008, avec 120 millions de membres, Zuckerberg troque ses tongs Adidas pour des baskets Nike et une cravate qu'il porte au bureau tous les jours pendant un an en 2009. En interview, il est constamment sur la défensive, surtout après la class action contre Beacon, un service publicitaire qui espionne les internautes sur d'autres sites, que Facebook finit par fermer. «Il doit y avoir des pubs, d'une façon ou d'une autre, car on doit gagner de l'argent», justifie-t-il sur CBS. En 2010, passé au grill sur des questions de vie privée à la conférence D8, il sue à grosse gouttes et finit par tomber le hoodie sur scène, entre deux rires nerveux.

2012-présent: un capitaine à la barre

Malgré des polémiques récurrentes, Zuckerberg trouve sa voix. Contre l'avis de son board, il rachète Instagram pour un milliard de dollars –une affaire, avec le recul, en or. Alors que Facebook dépasse le cap du milliard d'utilisateurs, l'entrée en Bourse est tumultueuse, avec six premiers mois difficiles. Mais Mark Zuckerberg redresse le cap en faisant de Facebook une entreprise «mobile first» et cela paie: entre la fin 2012 et la fin 2013, le chiffre d'affaires trimestriel double, à 2,5 milliards de dollars, et plus de 50% des revenus viennent du mobile. 18 mois après l'introduction au Nasdaq, l'action est aujourd'hui en hausse de 60%. Aucune entreprise n'avait atteint le cap des 150 milliards de dollars aussi rapidement.

«Aujourd'hui, notre objectif est de nous attaquer à de plus gros problèmes, comme connecter les cinq milliards de personnes restantes», répète souvent Zuckerberg. Il a rassemblé les leaders du secteurs avec l'initiative Internet.org pour déployer Internet à un prix abordable dans les pays émergents. «Là-bas, ils vont l'utiliser pour décider quel type de gouvernement ils veulent, accéder à une assurance-santé pour la première fois», explique-t-il à CNN.

Désormais, il dit vouloir «aider à créer des emplois et des entreprises dans l'économie du savoir». Marié à sa girlfriend d'Harvard, Priscilla Chan, il dîne avec Obama ou Medvedev, s'implique en politique sur la réforme de l'immigration et a juré de consacrer, au cours de sa vie, plus de la moitié de sa fortune à la philanthropie. Il a commencé fin 2013 en donnant un milliard de dollars à la Silicon Valley Community Foundation. A 10 ans, Facebook entame sa phase adolescente. A 30 ans, Mark Zuckerberg, lui, est peut-être devenu un homme.

Retrouvez les grandes dates de Mark Zuckerberg dans l'infographie ci-dessous:

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